Effets secondaires de la chimiothérapie

Index de l'article  
Chimiothérapie  
Les modes d'action
 
Les effets secondaires
 
   

L’intensité des effets secondaires peut varier énormément, et leur nature dépend du type de chimiothérapie reçue et de votre réaction au traitement. Vos effets secondaires peuvent être différents de ceux d’une autre personne recevant les mêmes médicaments. Une autre chose à retenir, c’est que certains effets secondaires apparaissent le jour du traitement, tandis que d’autres surviennent des jours, des semaines, voire des années plus tard. Discutez avec votre équipe soignante des effets secondaires auxquels vous pouvez vous attendre. En le sachant d’avance, vous pourrez vous préparer. Voici une liste des effets secondaires fréquents et de moyens pour les prendre en charge. N’oubliez pas que votre équipe est là pour vous aider à composer avec ces effets.

Chaque traitement peut occasionner des effets secondaires. Vous avez peut-être entendu des histoires d’horreur à propos du traitement du cancer. Heureusement, les chercheurs ont étudié des manières de réduire les effets secondaires et d’améliorer le traitement. Il y a des mesures que vous et votre équipe soignante pouvez prendre pour atténuer les aspects désagréables de votre traitement. Dans les sections qui suivent, vous trouverez des détails sur les effets secondaires de chaque thérapie et des suggestions pour vous aider à composer avec ces effets.

Nausées et vomissements
Diarrhée
Infections
Réactions au niveau de la peau des mains et des pieds
Lésions dans la bouche (stomatite)
Brûlures d'estomac
Perte de cheveux (alopécie)
Fatigue
Constipation
Anémie
Neutropénie
Thrombocytopénie
  Neuropathie



Nausées et vomissements

Après votre chimiothérapie, vous pourriez avoir mal au coeur (nausée) ou vomir. Pour atténuer cet effet secondaire, on vous donnera peut-être un médicament {tooltip}antiémétique{end-link}Type de médicaments ayant la propriété d'arrêter les nausées et les vomissements.{end-tooltip} à prendre avant et après votre traitement.

Comment puis-je réduire les nausées et les vomissements?

  • Buvez beaucoup d’eau – 8 à 10 verres par jour. Évitez tout ce qui contient de la caféine ou de l’alcool, car cela peut vous {tooltip}déshydrater{end-link}assécher{end-tooltip}.
  • Prenez votre médicament contre les nausées comme il vous a été prescrit. Ce type de médicaments est plus efficace si on commence à en prendre avant les premiers symptômes que si on attend de se sentir très mal.
  • Prenez souvent de petits repas.
  • Essayez de prendre un repas léger ou une collation avant votre chimiothérapie.
  • Évitez les aliments très chauds, très froids, très acides ou très épicés.
  • Évitez les odeurs fortes, comme celles des poissons ou des parfums.
  • Essayez les techniques de relaxation, de méditation ou de respiration profonde pour vous aider à relaxer si vous avez la nausée.
  • Si l’antiémétique n’est pas efficace, parlez-en à votre médecin, infirmière ou pharmacien. Un autre médicament peut être utilisé à la place.

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Diarrhée

Certains médicaments risquent de perturber les {tooltip}cellules{end-link}Structure fondamentale des tissus vivants.{end-tooltip} qui tapissent le tube digestif et de provoquer une diarrhée. Il peut en résulter un manque de liquide (déshydratation) et de substances chimiques utilisées par l’organisme pour bien fonctionner (électrolytes). Quand on a la diarrhée, les aliments progressent trop rapidement dans le tube digestif pour que l’organisme puisse absorber les vitamines, les minéraux, les composés énergétiques et l’eau dont il a besoin. Un médicament pourrait être nécessaire. Appelez votre équipe soignante si vous avez la diarrhée depuis plus de 24 heures. La diarrhée n’est pas un simple malaise; elle peut vous rendre très malade.

Comment puis-je réduire la diarrhée?

  • Demandez à votre équipe soignante si vous risquez d’avoir la diarrhée et si vous devriez prendre Imodium® (lopéramide) ou un autre médicament le cas échéant.
  • Buvez beaucoup d’eau – 8 à 10 verres par jour.
  • Si vous avez la diarrhée, prenez uniquement des liquides qui ne dérangeront pas {tooltip}l’intestin{end-link}Partie du tube digestif qui fait suite à l’estomac et qui s’étend jusqu’à l’anus. L’intestin se subdivise en intestin grêle et en gros intestin.{end-tooltip} et qui passeront facilement dans le sang. Les jus clairs ou non sucrés, la gelée Jell-O®, le soda au gingembre (Ginger ale) éventé (flat), les boissons sportives Gatorade®, le bouillon de poulet et les tisanes faibles sans caféine sont de bons choix. Ils permettent au corps de refaire ses réserves d’eau et d’électrolytes. 
  • Diminuez le plus possible la consommation de produits laitiers (lait, yogourt, fromage) ou choisir des produits sans lactose. Évitez les boissons gazeuses, prendre plusieurs petits repas (riz, pâtes, rôties). 
  • Reprenez lentement votre alimentation habituelle environ 12 à 14 heures après la fin de la diarrhée. Le régime BRCT (bananes, riz, compote aux pommes et tisane sans caféine) est un bon moyen de retourner doucement à une alimentation normale. Il se compose d’aliments faibles en fibres et qui ont tendance à lier le contenu du côlon.
  • Jusqu’à ce que les choses reviennent à la normale, évitez les aliments qui font travailler fort les intestins, par exemple ceux qui causent des gaz, les produits laitiers et les aliments épicés, riches en matières grasses ou en fibres.
  • Une diarrhée peut irriter la peau entourant l’anus. Essuyez-vous doucement après être allé à la selle. Vous pourriez vous laver avec de l’eau chaude ou une débarbouillette jetable pour bébés au lieu d’utiliser du papier hygiénique. Si la peau devient très irritée, songez à appliquer une pommade pour érythème fessier (telle qu'une crème hydratante non parfumée), afin de protéger votre peau et de favoriser la guérison.

ARRÊTEZ DE PRENDRE VOS MÉDICAMENTS DE CHIMIOTHÉRAPIE ET APPELEZ VOTRE ÉQUIPE D’ONCOLOGIE IMMÉDIATEMENT OU CONSULTEZ UN MÉDECIN SI VOUS AVEZ :

  • 4 {tooltip}selles{end-link}Déchets solides de la digestion.{end-tooltip} de plus par jour ou la diarrhée la nuit,
  • plus de liquide dans votre sac de {tooltip}colostomie{end-link}Création d’une ouverture au niveau de la peau de l’abdomen, appelée une stomie, pour permettre l’évacuation des déchets du côlon. La stomie peut être temporaire ou définitive.{end-tooltip},
  • une diarrhée et des lésions dans votre bouche qui vous empêchent de boire suffisamment de liquide.

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Infections

La chimiothérapie affecte les cellules à croissance rapide, y compris les cellules sanguines. Si votre nombre de {tooltip}globules blancs{end-link}Cellules du système immunitaire responsables de la lutte contre les infections{end-tooltip} est trop bas, vous êtes vulnérable aux {tooltip}infections{end-link}Envahissement de tissus du corps humain par des microorganismes comme des bactéries ou des virus.{end-tooltip}. Les globules blancs sont un élément important du {tooltip}système immunitaire{end-link}Système qui assure la défense du corps humain contre les maladies et les infections.{end-tooltip}, car ils contribuent à la lutte contre les envahisseurs étrangers. Une infection peut se manifester par les signes suivants : fièvre (plus de 38 °C ou 101°F), frissons, mal de gorge, éruptions cutanées, diarrhée, ou encore enflure, rougeur ou douleur autour d’une coupure, d’une plaie ou de votre {tooltip}stomie{end-link}Ouverture pratiquée au niveau de la peau de l’abdomen pour permettre l’évacuation des selles du côlon.{end-tooltip} (si vous avez une colostomie). Si vous avez de la fièvre, des frissons ou d’autres signes d’infection, appelez votre équipe soignante IMMÉDIATEMENT ou consultez un médecin. Il arrive que le seul signe d’une infection soit la fièvre. Il est important que vous consultiez un médecin si vous faites de la fièvre. Vous pourriez avoir besoin d’examens d’urgence et, si nécessaire, d’antibiotiques. N’oubliez pas de discuter avec votre équipe soignante des signes que vous devez surveiller et de ce que vous devez faire si vous remarquez des signes d’infection.


Comment puis-je prévenir les infections?

  • Lavez-vous souvent les mains avec du savon – surtout avant et après les repas et après être allé aux toilettes.
  • Évitez d’entrer en contact avec des personnes qui ont le rhume ou une autre maladie contagieuse. Évitez les endroits bondés.
  • Ne vous touchez pas la bouche et le visage avec vos mains.
  • Évitez les coupures et les éraflures. Ne vous enlevez pas les cuticules; servez-vous d’une lime si vos ongles sont trop longs. Évitez les objets coupants comme les rasoirs et les couteaux. Servez-vous d’un rasoir électrique. Portez des chaussures pour vous protéger les pieds.
  • Mettez des gants avant de jardiner ou de nettoyer le dégât d’un enfant ou d’un animal.
  • Si vous vous coupez ou égratignez, gardez la lésion propre.
  • Brossez-vous les dents avec une brosse à poils souples.
  • Hydratez votre peau avec une lotion ou une huile si elle est sèche ou fendillée.

Signes que vous pourriez avoir une infection

  • Fièvre (température supérieure à 38 °C ou 101°F)
  • Frissons ou tremblements
  • Mal de gorge, toux ou congestion des sinus
  • Diarrhée
  • Rougeur, enflure ou douleur autour d’une plaie ou de la stomie (si vous avez une colostomie)
  • Sensation de brûlure quand vous urinez

Au moindre signe d’infection, appelez votre équipe soignante IMMÉDIATEMENT ou consultez un médecin.

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Réactions au niveau de la peau des mains et des pieds

Avec certains types de médicaments, la paume des mains et la plante des pieds peuvent picoter, rougir, s’engourdir, faire mal ou s’enfler. La peau peut peler si vous avez une éruption. Elle peut aussi s’assécher ou piquer. Si ces symptômes deviennent graves et donnent lieu à des ampoules, à des ulcères ou à une douleur intense, ils risquent de perturber vos activités quotidiennes. De plus, si vous avez une coupure, une infection peut commencer. Si vous avez des réactions sur les mains ou les pieds, ne manquez pas d’en parler à votre équipe soignante. Plus tôt vous consulterez un médecin, plus tôt les réactions pourront être traitées.


Comment puis-je prévenir ces réactions cutanées?

  • Gardez vos mains et vos pieds propres. Lavez-les avec de l’eau tiède et asséchez-les doucement. Évitez l’eau chaude.
  • Évitez les chaussures serrées et tout ce qui pourrait frotter ou serrer vos mains ou vos pieds.
  • Gardez vos mains et vos pieds bien hydratés avec une crème hypoallergénique épaisse et appliquez régulièrement (vous pouvez demander à votre équipe soignante de vous recommander un produit).


Comment puis-je atténuer ces réactions cutanées?

  • Dites-le à votre équipe soignante si vous avez le moindre signe de réaction aux mains ou aux pieds. Votre équipe soignante pourrait devoir arrêter temporairement votre chimiothérapie, ou maintenir ou réduire la dose de vos médicaments de chimiothérapie.

APPELEZ VOTRE ÉQUIPE SOIGNANTE SI VOUS AVEZ L’UN OU L’AUTRE DES SYMPTÔMES SUIVANTS SUR LA PAUME DE VOS MAINS OU LA PLANTE DE VOS PIEDS :

  • mains_pieds
    Douleur
  • Rougeur
  • Enflure
  • Ulcères ou ampoules
  • Engourdissement ou picotements

Quand on s’en occupe rapidement, la plupart de ces effets secondaires disparaissent habituellement en 2 ou 3 jours. Sinon, rappelez votre équipe soignante. Une fois ces effets secondaires disparus, votre médecin vous dira quand recommencer à prendre vos médicaments de chimiothérapie.

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Lésions dans la bouche (stomatite)

Vous pourriez avoir la bouche sèche ou des lésions dans la bouche de une à deux semaines après votre chimiothérapie. Dites-le à votre équipe soignante si vous avez le moindre changement dans la bouche, surtout des lésions douloureuses ou des taches blanches dans la bouche ou les lèvres gercées. On peut vous prescrire un médicament pour atténuer ces symptômes.

Comment puis-je soulager la douleur dans la bouche?

  • Rincez-vous la bouche avec une solution de 5mL (1 cuillerée à thé) de bicarbonate de soude dans 1 litre (4 tasses) d’eau quatre fois par jour ou au moins après les repas.
  • Mâchez de petits glaçons si vous avez mal. Certaines personnes trouvent que le yogourt glacé, le yogourt frappé, le lait glacé, le lait frappé ou les raisins congelés les soulagent.
  • Essayez de manger des aliments fades et doux comme des poudings, du lait frappé ou des crèmes de légumes. Évitez les aliments épicés, acides ou rugueux.
  • Prenez vos aliments tièdes.
  • N’utilisez pas de rince-bouche commerciaux qui contiennent de l’alcool. Demandez à votre médecin, infirmière ou pharmacien de vous recommander un rince-bouche ou bain de bouche approprié.
  • Brossez-vous les dents avec une brosse à poils souples. Si vos gencives saignent quand vous vous brossez les dents, utilisez une éponge douce. N’oubliez pas l’importance d’avoir une bouche bien propre.
  • Ne fumez pas et ne prenez pas d’alcool.
  • Sucez des glaçons ou des sucettes glacées (Popsicles®) durant l’administration de certaines chimiothérapies pourrait permettre de prévenir une stomatite. Demandez à votre équipe soignante si ce serait utile pour vous.
  • Parlez à votre médecin ou à votre infirmière si vous avez trop de douleur lorsque vous mangez. Vous pourriez discuter de choix alimentaires avec une {tooltip}diététiste{end-link}Experte diplômée en diététique (étude de l’alimentation). Elle peut évaluer l’alimentation de personnes et leur donner des conseils. Elle peut aussi traduire des données scientifiques sur les aliments et l’alimentation en conseils pratiques que les personnes peuvent suivre dans leur vie quotidienne.{end-tooltip}, surtout si vous avez beaucoup de difficulté à manger ou si vous n’avez pas le goût de manger.

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Brûlures d’estomac

Si vous avez des brûlures d’estomac, dites-le à votre infirmière, médecin ou pharmacien. Des médicaments en vente libre peuvent les soulager. Vous pourriez aussi avoir besoin d’un médicament prescrit par votre médecin. Vu que les médicaments et les plantes médicinales peuvent interagir avec la chimiothérapie, parlez-en à votre équipe soignante avant de prendre quoi que ce soit.

Comment puis-je réduire les brûlures d’estomac?

  • Évitez les aliments épicés.
  • Mangez du pain grillé sans beurre.
  • Évitez le lait, car il risque d’aggraver les brûlures d’estomac.
  • Mangez en position assise et restez assis ou debout pendant au moins 15 minutes après avoir mangé.
  • Élevez la tête de votre lit pour empêcher {tooltip}l’acide gastrique{end-link}ou suc gastrique, est le liquide produit par les glandes de la paroi de l'estomac.{end-tooltip} de monter dans {tooltip}l’oesophage{end-link}Segment du tube digestif qui relie le pharynx à l'estomac.{end-tooltip}.
  • Parlez à votre infirmière, médecin ou pharmacien des médicaments qui pourraient vous aider.
  • Discutez de choix alimentaires avec une diététiste.

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Perte de cheveux (alopécie)

La perte de tous les cheveux n’arrive pas aussi souvent avec les traitements du cancer colorectal qu’avec d’autres types de chimiothérapie utilisés pour d’autres cancers. La perte de cheveux se produit parce que la chimiothérapie agit sur les cellules qui font pousser les cheveux.


Quelques jours ou quelques semaines après le traitement, vous remarquerez peut-être que vous perdez des cheveux sur votre oreiller, dans la douche ou quand vous vous brossez les cheveux. Votre cuir chevelu sera peut-être très sensible parce que vos cheveux tombent. Vous perdrez peut-être aussi vos sourcils ou des poils sur les bras, les jambes ou le pubis. Vous pourriez perdre tous vos cheveux et poils, ou seulement une partie. Si vous perdez vos cheveux, ce sera temporaire. Quand vos cheveux commenceront à repousser, ils ne seront peut-être pas tout à fait comme avant.


Que puis-je faire à propos de la perte de cheveux?

Pour vous préparer à la perte de cheveux, vous pourriez :

  • Discuter avec votre équipe soignante des médicaments que vous prendrez, pour mieux comprendre si vous pourriez perdre des cheveux et vous aider à décider si vous devriez acheter une perruque.
  • Vérifier si le prix d’une perruque pourrait être partiellement ou complètement couvert par une assurance maladie personnelle, si vous en avez une. Pour en savoir plus à ce sujet, parlez-en à votre infirmière ou à votre travailleur social.
  • Acheter une perruque pendant que vous avez encore des cheveux. De nos jours, de nombreux styles et possibilités s’offrent aux personnes sous chimiothérapie. Demandez à votre infirmière ou travailleur social de vous suggérer une boutique où l’on vous aidera à trouver une perruque bien ajustée. Magasiner avant de perdre ses cheveux permet de trouver une perruque de la même couleur et du même style que sa coiffure.
  • Éviter les colorants et les permanentes pendant la chimiothérapie et les trois mois suivants ou au moins jusqu’à votre première coupe de cheveux, parce que les produits chimiques utilisés pourraient endommager encore plus vos cheveux.
  • Essayer des chapeaux, des casquettes ou des foulards pour vous protéger la tête contre le soleil ou le froid.
  • Préparer vos proches à la possibilité que vous perdiez vos cheveux, surtout si vous avez de jeunes enfants, en leur expliquant d’avance ce qui pourrait arriver.
  • Vous faire couper les cheveux avant qu’ils ne tombent.
  • Demander à votre équipe soignante comment on prend soin de son cuir chevelu quand on perd ses cheveux.
  • Demander à votre équipe soignante si le programme Belle et bien dans sa peauMC est offert dans votre région. Les femmes peuvent participer à ce programme.

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Fatigue

La chimiothérapie peut causer une fatigue extrême. Cela varie d’un patient à l’autre et dépend du médicament administré. À la fin de votre chimiothérapie, vous devriez éprouver un regain d’énergie, mais la fatigue pourrait persister pendant quelque temps. Parlez à votre équipe soignante des moyens de réduire la fatigue. On décidera peut-être de faire une analyse sanguine pour voir si votre taux {tooltip}d’hémoglobine{end-link}Protéine qui transporte l’oxygène dans les globules rouges. La mesure du taux d’hémoglobine permet de déterminer la présence d’une anémie.{end-tooltip} est faible (ce qui voudrait dire que vous avez moins d’oxygène dans la circulation sanguine; voir la définition de l’anémie ci-dessous). Si ce taux est faible, on vous offrira peut-être un médicament pour le faire augmenter. Il faudra peut-être aussi effectuer, de temps à autre, une transfusion de sang.

Comment puis-je réduire la fatigue?

  • Essayez d’avoir une alimentation équilibrée et ne sautez pas de repas. Certains trouvent cela utile de grignoter toute la journée pour avoir suffisamment d’énergie.
  • Restez aussi actif que possible. Certaines personnes doivent s’absenter du travail pendant un certain temps, tandis que d’autres peuvent vaquer à leurs activités habituelles. C’est à vous de décider ce qui vous convient.
  • Limitez les activités très stressantes.
  • Faites une sieste l’après-midi, mais dormez le plus longtemps possible la nuit.
  • Surveillez votre niveau d’énergie. Faites les choses auxquelles vous tenez quand vous avez le plus d’énergie. N’oubliez pas que vous ne pourrez peut-être pas faire tout ce que vous feriez normalement. Laissez d’autres personnes vous aider.
  • Buvez de 8 à 10 verres d’eau par jour.

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Constipation :

Certains médicaments de chimiothérapie peuvent causer la constipation ou un changement dans les selles. Buvez beaucoup de liquide, restez actif et, si nécessaire, prenez un {tooltip}laxatif émollient.{end-link}Médicament qui aide à ramollir les selles.{end-tooltip} Si la constipation pose un problème, parlez-en à votre équipe soignante.

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Anémie :

L’anémie est une baisse du nombre de {tooltip}globules rouges{end-link}Cellules riches en hémoglobine qui assure le transport de l'oxygène dans le sang{end-tooltip}, et la chimiothérapie peut produire une anémie légère ou modérée. Le cas échéant, vous pourriez éprouver une grande fatigue du fait qu’il y a moins d’oxygène dans la circulation sanguine. Consultez votre médecin sur les médicaments qui stimulent la formation de globules rouges. Il faudra peut-être aussi effectuer, de temps à autre, une transfusion de sang si le nombre de globules rouges est très bas.

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Neutropénie :

La chimiothérapie peut causer une neutropénie, c’est-à-dire une baisse du nombre de {tooltip}globules blancs{end-link}Cellules du système immunitaire responsables de la lutte contre les infections{end-tooltip} appelés neutrophiles dans le corps. Étant donné que les globules blancs luttent contre les infections, un nombre insuffisant peut augmenter le risque d’infection. C’est pourquoi vous subirez des prises de sang régulièrement durant votre chimiothérapie, habituellement avant chaque {tooltip}cycle{end-link}Période d’administration d’un traitement de chimiothérapie suivie d’une période de repos avant le traitement suivant. On parle d’un nouveau cycle chaque fois qu’on reprend la chimiothérapie.{end-tooltip} de traitement ou plus souvent si vous faites de la fièvre ou si votre équipe soignante le juge nécessaire.

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Thrombocytopénie :

La chimiothérapie peut aussi diminuer le nombre de plaquettes et ainsi causer une thrombocytopénie. Les plaquettes sont les cellules sanguines qui favorisent la coagulation du sang et permettent ainsi d’arrêter les saignements et d’éviter les ecchymoses (bleus). Un nombre insuffisant de plaquettes peut augmenter la tendance aux ecchymoses et le risque {tooltip}d’hémorragie.{end-link}saignements{end-tooltip} Si c’est un problème, vous recevrez peut-être une transfusion de plaquettes. Parlez à votre médecin ou à votre infirmière des symptômes à surveiller et de ce qu’il faut faire s’ils se produisent.

Choses à surveiller pendant une chimiothérapie

Voici des conseils à retenir. Ils vous aideront à prévenir ou à atténuer les effets secondaires et à savoir quand vous devez communiquer avec votre médecin, infirmière ou pharmacien.

  • Surveillez votre température. Si elle dépasse 38 °C ou 101°F, appelez immédiatement votre équipe soignante ou consultez un médecin. La fièvre peut révéler un nombre de globules blancs trop bas ou une infection. Vous avez peut-être besoin d’un antibiotique.
  • Buvez beaucoup de liquide! Assurez-vous d’être bien hydraté, surtout si vous avez la diarrhée ou la nausée. Appelez votre médecin ou votre infirmière ou votre pharmacien si vous vomissez, avez mal au coeur ou avez la diarrhée pendant plus de 24 heures.
  • Utilisez un rince-bouche sans alcool. Rincez-vous la bouche souvent avec une solution de bicarbonate de soude ou de sel (5 mL ou 1 cuillerée à thé) dans de l’eau chaude (1 litre ou 4 tasses). Cela contribue à prévenir l’apparition d’une infection – et de lésions douloureuses – dans la bouche. Vous pouvez aussi vous rincer la bouche avec de l’eau gazéifiée (club soda). Votre médecin, infirmière ou pharmacien peuvent également vous recommander un rince-bouche commercial sans alcool.
  • Soyez à l’affût des changements. Si vous remarquez un changement de votre état – si vous avez mal à la gorge ou si vous avez la diarrhée par exemple – appelez votre équipe soignante. Elle pourra décider si vous avez besoin d’aide. Détectez les problèmes au tout début. C’est plus facile de régler un petit problème qu’un gros!
  • Sensibilité au soleil. Certains médicaments de chimiothérapie peuvent augmenter la sensibilité de la peau au soleil. Quand vous allez au soleil, ne manquez pas de protéger votre peau avec de l’écran solaire ou des vêtements. Porter un chapeau est également une bonne idée.

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Neuropathie :

Si vous recevez de la chimiothérapie à base d'oxaliplatine, celle-ci peut occasionner de la neuropathie. La neuropathie est caractérisée par des lésions des nerfs pouvant causer des picotements ou un engourdissement des pieds et des mains, une faiblesse musculaire ou d'autres sensations anormales. L'exposition au froid est l'un des principaux déclencheurs. Parlez à votre équipe soignante des moyens comment prévenir la neuropathie.

Comment puis-je prévenir la neuropathie?

  • Évitez d'exposer vos mains et vos pieds au froid pendant quelques jours après le traitement. Portez des gants, des chaussettes pour vous protéger du froid.
  • Évitez de boire ou de consommer des aliments froids pendant quelques jours suivant l'administration du traitement.
  • Portez une écharpe autour du cou et sur la bouche pour vous protéger du froid ni nécessaire.

APPELEZ VOTRE ÉQUIPE SOIGNANTE SI VOUS AVEZ L’UN OU L’AUTRE DES SYMPTÔMES SUIVANTS:

  • Si vous avez de la difficulté à écrire, à boutonner vos vêtements ou à ramasser des objets.
  • Si vous avez la sensation de marcher sur du sable et que vos pieds vous font mal. 
  • Si vous ressentez un serrement ou un malaise dans la gorge ou vous avez l'impression d'avoir de la difficulté à respirer ou à avaler. Même si cette sensation peut faire peur, elle ne nuit pas réellement à la respiration. Ce symptôme disparaît habituellement de lui-même, en quelques minutes.  

Un grand nombre des symptômes associés à la neuropathie sont temporaires, mais certains peuvent demeurer présents pendant une longue période. N'hésitez pas à parler à votre médecin, pharmacien ou infirmière si ces symptômes perturbent vos activités quotidiennes. 

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Saviez-vous que?

Avant de prendre un médicament quelconque, ou un produit naturel en vente libre, demandez à votre médecin, pharmacien ou infirmière si ce médicament pourrait nuire à votre traitement contre le cancer. Il est aussi très important que vous les informiez de vos prescriptions actuelles.

Informations et Soutien

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